Les résultats du premier tour des élections municipales montrent clairement que les propositions de notre liste, Destination Luchon, n’ont pas convaincu les luchonnais. L’heure n’est toujours pas à la fin d’une confrontation entre les ambitions antagonistes qui paralysent toute action municipale d’envergure.

Aucun d’entre nous ne nourrit de projet politique personnel et notre résultat ne nous permet pas de nous maintenir. L’histoire d’A nouveau, Luchon ! s’arrête là et nous présentons tous nos vœux de réussite à ceux qui, dimanche, auront la lourde charge de gérer les affaires de la commune pour les six années qui viennent.

Nous remercions tous les électeurs qui nous ont apporté leurs suffrages. Merci à tous ceux qui nous ont soutenus. Merci enfin à ceux qui, sans avoir voté pour nous, ont pris le temps d’échanger, nous ont fait part de leur point de vue, de leur expérience.

Enfin, et en mon nom propre, je veux remercier tous les colistiers de Destination Luchon. Cette campagne a été une aventure personnelle dont je garderai un très bon souvenir. Il faut saluer leur courage, leur enthousiasme, leur implication dans ce projet collectif. Merci à eux.

 

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En ligne ici, le débat du 20 mars sur Radio Nostalgie.

Bonne écoute.

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Merci à vous tous d’être venus. Avec cinq listes candidates à ces élections municipales luchonnaises, 2014 restera dans les annales. Toute la ville en parle depuis des semaines, je ne m’étends pas. C’est le signe de la démocratie. C’est aussi sans doute le signe d’un malaise certain, que quelque chose ne va pas très bien sur notre territoire, puisque autant de luchonnais veulent reprendre leur avenir en main.

La présence de notre liste Destination Luchon, déjà, est pour nous une petite victoire. L’équipe du maire sortant n’a pas ménagé ses efforts pour nous empêcher d’aboutir.

En pure perte, au final, car rien n’y a fait. Nous sommes là, et bien là. Je ne vous cacherai pas mon plaisir d’aborder avec vous les projets que nous, mes colistiers et moi-même, entendons proposer aux luchonnais. J’en profite pour saluer tous ceux qui, avec une infinie patience, écoutent, corrigent et valident mes propos depuis des mois.

Ce que je vais vous raconter est un projet collectif, n’en doutez pas. Merci à eux.

Il ne fait de doute pour personne que Luchon est dans une mauvaise passe. Même dans l’équipe de Louis Ferré, la situation doit paraitre difficile, puisque la moitié de ses colistiers déclarent vouloir œuvrer pour que, je cite, « Bagnères de Luchon redevienne une destination privilégiée attractive pour beaucoup de touristes»

Alors, puisque tout le monde est d’accord, qu’est ce qu’on fait ? Une première méthode consiste à se lancer à corps perdu dans un catalogue de propositions, recopiées de ce que l’on voit sur d’autres stations de la chaîne, sans autre réflexion sur la faisabilité, le financement, le phasage des opérations, la clientèle…Valsent les millions, et les promesses impossibles à tenir.

Pour être clair, même si Louis Ferré ou René Rettig parvenaient, ce dont je doute, et je vous dirai pourquoi tout à l’heure, à faire naître ce grand centre de remise en forme très coûteux qu’ils promettent, les éventuels clients de cet équipement ne trouveraient, à Luchon, que peu d’hôtels à leur convenance. Pas plus qu’il ne trouveraient les animations susceptibles de les divertir. Alors il ne viendront pas, ou pour une journée, et nous nous retrouverions avec un nouvel équipement non rentable sur les bras.

Il y a une autre façon de faire : s’interroger sur ce que nous voulons. Aujourd’hui en raison de choix erronés, les deux clientèles principales de Luchon sont la clientèle très sociale du thermalisme remboursé par la sécurité sociale, et les étudiants, attirés à grand renfort de communication par notre Maire actuel, la désormais célèbre « pause » des étudiants toulousains. Clientèle sympathique et qui doit être accueillie comme il se doit, mais clientèle au pouvoir d’achat limité, et dont, vous me pardonnerez ce jargon un peu technique, la dépense touristique quotidienne est trop faible pour pouvoir nous assurer le financement des investissements.

Une seule exception, bien connue des hôteliers luchonnais, les cyclos, dont la dépense touristique quotidienne, elle, est notablement plus élevée que la moyenne.

Alors ?

Alors, la solution retenue par l’équipe actuelle a été de baisser les tarifs, pour conserver une certaine attractivité. Luchon Forme et Bien-Etre, le domaine skiable pratiquent des tarifs réels anormalement bas.

Cette stratégie se conjugue avec celle des loueurs en résidences de tourisme, comme ceux du Majestic, qui cassent les prix pour conserver coûte que coûte le bénéfice de leur défiscalisation.

Nous attirons une clientèle encore plus modeste, qui ne nous permet pas de maintenir l’équipement à niveau.

Ce qui fait fuir les clientèles plus aisées… Cette situation porte un nom. Cela s’appelle un cercle vicieux.

Il m’est parfois fait un mauvais procès, qui consisterait à faire croire que je souhaite évincer les touristes pauvres et les curistes de la Reine des Pyrénées. C’est évidemment faux. Il y ont toute leur place ! Mais si nous n’attirons que ce seul segment de clientèle, et comme la montagne n’est pas un espace pour le tourisme de masse, et c’est tant mieux, nous ne nous en sortirons pas.

Ce sont aujourd’hui nos quatre mille résidents secondaires qui maintiennent notre ville hors de l’eau.

Nous n’avons d’autre choix que de faire revenir deux clientèles qui ont déserté Luchon depuis longtemps, deux clientèles qui conservent, malgré la crise, un solide pouvoir d’achat, deux clientèles susceptibles de choisir Luchon comme destination pour les vacances. Les jeunes seniors, et les familles avec enfants. Mais aujourd’hui, ni l’établissement thermal, ni la station de ski, ni nos équipements de loisirs, ni l’organisation spatiale et urbaine, ni les animations ne sont susceptibles d’attirer nos clients naturels, qui trouvent sur internet des offres bien plus alléchantes que les nôtres.

Pourtant, le retour de cette clientèle est vital pour nous. Sans lui, je le redis, nous ne retirerons jamais suffisamment de ressources, ne serait-ce que pour assurer la modernisation de nos équipements.

Nous savons qui nous voulons attirer à Luchon. Comment nous y prendre, compte tenu du retard accumulé dans nos dépenses d’équipement depuis des décennies ? Si nous nous étions astreint à une gestion rigoureuse sur les 3 derniers mandats, si nous avions fourni cet effort qu’ont réalisé nos voisins des stations équivalentes des Pyrénées, en reprenant les chiffres de la chambre régionale des comptes, ce sont 200 millions d’€uros qui n’ont pas été investis à Luchon ces vingt dernières années. Tout à l’heure, si vous le souhaitez, je détaillerai ces calculs. 200 millions d’€uros ! S’ils n’avaient pas fait défaut, la ville, la station, les thermes auraient meilleure allure que celle qu’ils ont aujourd’hui.

Comment faire, donc, pour demeurer malgré tout attractif, le temps de relancer la machine, ce qui, vous vous en doutez bien, prendra du temps. Notre immense chance, c’est que nous avons, à Luchon, la capacité de proposer, même en mode dégradé, dans un espace très restreint, une gamme exceptionnellement variée de produits à nos clients touristes et curistes. Alors sortons de cette logique thermes d’un côté/ski ailleurs /golf là, etc. abordée de façon disparate, et qui a pour seule justification le maintien de petites baronnies municipales extrêmement coûteuses. Travaillons ensemble, professionnels et collectivité pour offrir un produit complexe, varié, évolutif en fonction des désirs de la clientèle ou des conditions de la météo ! Débarrassons-nous d’un modèle économique qui a vécu, que l’ancienne équipe a été incapable, que l’équipe actuelle est incapable de faire évoluer. Inscrivons-nous, tous, socioprofessionnels et acteurs publics, dans un tourisme moderne, adapté à la demande de la clientèle et cohérent avec les nouveaux modes de commercialisation, un tourisme de destination !

Proposons à nos touristes, à nos curistes de vivre une expérience unique dans la seule ville d’envergure nichée au cœur des Pyrénées françaises. Et laissons les inventer un programme de vacances à leur mesure, avec la possibilité, sous conditions bien sûr, de le faire évoluer si les conditions climatiques l’exigent, ou même sur un simple changement d’humeur. C’est un service exceptionnel que nous pouvons offrir. Mais un service qui n’a de sens que si l’on travaille la qualité, que si l’on vise le haut de gamme…

Cet exercice, nous pouvons nous y atteler ensemble, acteurs privés et acteurs publics. Mais, et il y a un mais, la valeur commerciale d’une offre de ce type est la valeur de la plus médiocre de ses composantes. Une offre ski extraordinaire et un plateau de Superbagnères dépourvu de toilettes, un séjour dans notre petit écrin au cœur des Pyrénées avec vue sur les containers à poubelle qui débordent, un ensemble thermoludique exceptionnel et des trous dans les trottoirs, des ballades en montagne avec les enfants, et des voitures dans tous les sens sur les Allées, les clients ne se souviendront que de l’absence de toilettes, des containers à poubelle, des bouchons sur les allées, et d’une cheville foulée.

C’est dire, si, dans la situation où nous nous trouvons, il nous faut tout reconstruire, en prenant bien garde, j’insiste là-dessus, à tirer vers le haut l’ensemble de notre offre de façon coordonnée. C’est dire s’il nous faut en finir avec la gestion communale au fil de l’eau qui a caractérisé les mandats précédents. C’est dire qu’il nous faudra rigueur, et vision d’ensemble. C’est dire s’il nous faudra, surtout, être à l’écoute de l’évolution des offres touristiques, et des comportements d’achat de ceux qui les consomment, de nos touristes.

D’habitude, les programmes luchonnais sont construits de façon thématique, égrenant au fil des pages et des discours les propositions pour l’établissement thermal, pour Superbagnères, pour le golf, etc. Un petit mot pour les associations, une phrase pour les animations…

Et au final, tout se ressemble, tant il est difficile pour chacun d’entre nous de replacer toutes ces intentions dans le cadre d’un mandat. Alors, ce soir, je vais m’essayer à un exercice un peu différent.

Je vais vous décrire, année après année, ce que nous avons l’intention de proposer pendant le mandat. Bien sûr, ce ne sera pas exhaustif. Je ne reviendrai pas sur ce qu’ont dit Edmond et Khaled. Je ne ferai qu’effleurer ce qui relèvera aussi de la Communauté de communes ou des partenariats que nous souhaitons ouvrir avec le Val d’Aran. Comment pourrions-nous promettre ce qui ne dépend pas complètement de nous ?

Les premières années du mandat que nous nous proposons de conduire sont plus fournies que les dernières, celles qui se rapprochent de 2020. Il faut y voir deux raisons. La première, c’est que les travaux préparatoires à l’année 2014 n’ont pas été réalisés par l’équipe actuelle. Il faudra demander aux services de mettre les bouchées doubles les premières années. Une seconde raison, c’est que le champ des possibles en 2019 est bien plus vaste que celui que nous imaginons pour 2014. Le programme de ces années de fin de mandat se construira petit à petit.

Une dernière précaution, pardonnez-moi. Il y a des interventions récurrentes chaque année, comme les travaux à réaliser sur les toitures-terrasses des Thermes, qui demanderont plusieurs années, sur la Gendarmerie, les travaux liés au pool routier, il y a les travaux d’édilité et d’urbanisation, vous savez ces interventions sur les trottoirs…

 

2014 :

Début du redressement des comptes de la Commune, pour retrouver un taux d’autofinancement comparable à celui des communes équivalentes à la nôtre.

Redressement des comptes de l’établissement thermal. Mise en place d’une comptabilité analytique

Instauration d’une véritable politique de ressources humaines respectueuse des droits des agents et fondée sur l’accueil et la qualité de services (à tous, habitants permanents et occasionnels)

Création d’une SEM pour la gestion du domaine skiable de Luchon-Superbagnères.

Négociations en vue de faire évoluer le SIGAS vers un syndicat mixte.

Modification du PLU et procédure de ZAC pour le terrain de la gare. Le programme reste à déterminer : activités commerciales, logement social, maison des saisonniers, un équipement structurant.

Etude pour la construction d’une nouvelle piscine été/hiver afin de remplacer les deux existantes.

Elaboration du projet thermoludique scindé en plusieurs tranches.

Optimisation des surfaces occupées par le thermalisme médical

Etude relative à la configuration spatiale du rond-point du téléporté

Arrêt de la procédure de DSP en cours sur le Casino, et recherche de partenaires.

Négociations et création d’une SCI tiers investisseur qui portera les travaux du Casino, dans le cadre d’un bail emphytéotique consenti par la commune sur une durée de 18 ans.

Recherche de partenariats pour la création d’une SEM de valorisation de l’eau thermale de Luchon.

Réaffirmation de l’inscription du théâtre du Casino dans le dispositif Fondation du Patrimoine.

Nous poursuivrons évidemment les opérations en cours, dont nous ne savons pas grand chose de la réalité de leur financement : les économies d’énergie sur les Thermes, l’école de la Rue Hortense, le Tympan de l’église.

2015 :

Poursuite du redressement des comptes de la Commune :

Poursuite du redressement des comptes de l’établissement thermal. Objectif de remplacement des équipements obsolètes et défectueux.

Réalisation de la piscine et du splash pad à proximité de l’emplacement actuel, en respectant les contraintes du Plan de Prévention des Risques Naturels.

Préparation des opérations pour les travaux de l’espace thermoludique des Thermes Chambert.

Négociation du bail emphyteotique, DSP Casino, début des travaux sur la partie concédée.

Dévolution du terrain de la Gare à un aménageur, travaux de VRD.

Création de la SEM de valorisation de l’eau de Luchon, et préparation d’une DSP visant à confier à cette structure la distribution de l’eau thermale, afin de lui garantir son modèle économique. Recrutement d’étudiants chercheurs, division en volume du bâtiment des thermes pour limiter les risques d’exploitation.

Si N’Py est toujours d’accord, processus d’intégration à N’Py lancé.

Phasage d’un plan d’investissement sur la station de Superbagnères.

Etude relative à un outil de commercialisation globalisée des produits touristiques luchonnais.

Definition d’un projet urbain global intégrant la question des déplacements souhaités de notre clientèle.

Etude sur la pénétrante

2016 :

Réouverture du Casino (jeux et restauration)

Réalisation de la voie pénétrante jusqu’au téléporté

Premiers bâtiments sur le terrain de la gare.

Poursuite du remplacement des équipements de l’établissement thermal.

Première tranche du centre thermoludique

En fonction des résultats de Luchon-Superbagnères, des marges de progression opérables du point de vue de la gestion, des sondages de satisfaction clientèles, préparation (un an de travail) d’un premier investissement significatif (TSD ou Téléporté) sur la station.

Mise en place, intermédiée de préférence, d’un outil de commercialisation globalisée des produits touristiques proposés par la Commune. Recherche de partenariats.

2017 :

Poursuite de l’avancée des travaux sur la ZAC du terrain de la Gare

Création d’une structure de portage foncier.

Etude et réalisation de parkings aux abords du Téléporté. Préparation d’une liaison piétonnière Téléporté/Thermes Chambert par les parkings Sacampo.

Premier investissement significatif sur la station de Luchon-Superbagnères.

Préparation, en fonction des résultats de l’étude urbaine, de l’intervention sur l’axe Boulevard Flemming/ Cours de la Casseyde.

Relance de la commercialisation des cures thermales médicalisées.

2018 :

Fin des travaux sur le terrain de la gare.

Début de la restructuration du plateau de Superbagnères (partie haute du téléporté)

Remunicipalisation de l’eau et de l’assainissement (régie)

2019 :

2ème tranche de l’équipement thermoludique

2020 :

Mise en marché des premiers produits cures courtes

Investissements à déterminer et à calibrer…

 

Il y a tant de choses à dire encore.

 

Sur les animations, pour lesquelles je reprendrai mes propos publiés par la Gazette hier :

Il ne faut rien négliger en matière d’animations. Tour de France, Festival, Fête des fleurs seront maintenus, soutenus, développés. Et nous animerons quotidiennement Luchon en saison, hiver comme été. Il faudra rechercher les partenariats, avec les commerçants notamment, trouver les soutiens financiers, le sponsoring. Luchon peut aussi compter sur un tissu associatif très dynamique. Faire plus et mieux à moyens constants : cela ne devrait pas être si difficile, je parle d’expérience…

Et aussi, sur ce qui sera sans doute la principale de nos difficultés. Nous ne pourrons rien entreprendre sans que nous n’ayons retrouvé notre capacité d’emprunt. Comme le signalait Michel Montsarrat, représentant d’un syndicat hôtelier, dans un article récent publié par La Dépêche, les banques aujourd’hui se méfient de Luchon. J’y vois deux raisons :

La première, c’est que le tapage médiatique sur les inondations orchestré par Louis Ferré pour tenter de justifier son inaction a porté ses fruits. Luchon est aujourd’hui considéré comme un territoire en danger !Et qui serait assez aventureux pour prêter de l’argent à un territoire en danger ?

La seconde, c’est que les finances de la commune sont dans le rouge, et les menaces de procès en diffamation du maire sortant n’y changeront rien. Les dépenses de fonctionnement ont explosé depuis 2011, et la ville, comme le SIGAS, sont, contrairement aux affirmations municipales, toujours dans l’incapacité de payer toutes leurs factures dans les délais légaux.

Ce sera une des tâches prioritaires de l’équipe que j’ai l’honneur de conduire.

Cette équipe, elle est ma première grande fierté, et si les luchonnais qui m’ont rejoint suscitent parfois la controverse, c’est tant mieux ! Je préfère les gens de caractère. Le débat est plus riche, plus âpre, mais ce qui en ressort est ô combien plus solide, plus complet. Pas de place pour les flatteurs, pour tous ceux qui dispensent des idées reçues… Et n’ayez crainte, je saurai conserver à l’ensemble la trace du sillon que nous nous sommes engagés à construire ensemble.

Ai-je tout dit ? Non bien sûr. J’ai même oublié l’essentiel ! Vous allez me le dire, et nous les habitants de Luchon, nous, à qui vous demandez de voter pour votre liste « Destination Luchon » ? Qu’est ce que vous prévoyez pour nous ?

Ne nous y trompons pas : s’occuper d’eux, de nos touristes, de nos curistes, c’est s’occuper de nous, des services que nous trouverons demain dans notre ville, de la valeur de nos biens. C’est se soucier des moyens que la commune pourra consacrer à ses anciens, aux personnes dans le besoin, à l’avenir de nos enfants…

Qu’est-ce qui différencie un produit touristique d’un produit pour nous les luchonnais ? Rien. Rien, si ce n’est que le premier est consommé par un vacancier.

Nos anciens sont condamnés à se déplacer à pied, où à faire appel à leurs proches pour se déplacer, pour venir au marché, tout simplement pour venir en ville, ou en sortir… Un service de transport intercommunal permettra de mutualiser tout à la fois les déplacements des vacanciers, qu’il nous faut organiser sur tout le territoire, et ces déplacements indispensables au confort de nos anciens. Rien ne se fera sans un travail en commun et sans arrière pensée, avec ceux de nous qui vivent et font vivre les communes qui nous entourent.

Des services en plus, une clientèle plus aisée, plus nombreuse, il y a là du travail pour nos jeunes, et pour les moins jeunes. Ce sont des moyens pour la formation, pour ces métiers du tourisme qui deviennent de plus en plus complexes. Si l’on construit des logements à prix raisonnables, ce sont des enfants pour nos écoles, pour le collège, plus tard, c’est la preuve, pour tous, du dynamisme retrouvé de la Reine des Pyrénées.

Plus d’activité économique, c’est la garantie pour tous de l’intérêt retrouvé des investisseurs, des banquiers, c’est se sortir de cette sale étiquette de territoire en danger. C’est la garantie de voir la valeur de nos biens préservée, tout ce patrimoine accumulé continuer à vivre plutôt que de le voir se dégrader dans une ville délaissée…

Plus d’activité économique, c’est plus de monde au marché, plus de clients dans les magasins, plus de services consommés, à la condition bien sûr, que le produit et l’accueil correspondent à la demande nouvellement créée.

Plus d’activité économique, c’est pouvoir peser sur les décisions qui nous échappent, sur celles de l’agence régionale de la santé, dont vous a parlé Khaled, sur celles de la SNCF, pour ce qui concerne la ligne Montréjeau-Luchon, dont vous aurait pu vous parler Edmond, avec la même éloquence que celle qu’il a mise dans son exposé. C’est pouvoir dire, nous sommes forts, nous sommes en croissance, prêtez-nous attention !

Monter en gamme, attirer des clients à l’exigence élevée, c’est aussi l’assurance que nous avons de voir la qualité de notre cadre de vie maintenu, cet environnement qui fait que chacun d’entre nous, chaque jour, se réjouit d’avoir la chance de vivre ici.

Monter en gamme, enfin, c’est se donner les moyens de maintenir nos valeurs de solidarité, d’aide et de soutien à ceux d’entre nous qui sont dans la difficulté…

Le débat contradictoire aurait dû s’installer entre tous les candidats. J’ai bien conscience des réticences des uns, qui voudraient se présenter à l’élection en présentant un bilan maquillé comme un camion volé, ou des autres, tellement persuadés que leur belle allure suffira à convaincre les luchonnais de leur capacité et qui aimeraient s’éviter une confrontation d’idée qui leur paraît bien risquée.

Il aura lieu Jeudi 20 mars, sur Nostalgie Comminges Pyrénées. Louis Ferré, Jean-Paul Ladrix ont dit ne pas vouloir y participer. Les luchonnais jugeront.

J’ai été trop long, bien des sujets restent à aborder et notamment ceux qui sont relatifs aux rapport entre Luchon et la Communauté de communes. Vous savez que je plaide notamment pour des économies d’échelles et une fusion des postes de cadres de direction. Mais nous n’en sommes pas là, et je veux laisser la place aux échanges qui pourraient naître de mes propos.

Je vous remercie de votre écoute, vous invite à choisir Destination Luchon dimanche 23 mars, pour que revive enfin notre cité thermale !

Merci à toutes et à tous.

Des proches m’ont averti que la liste « Destination Luchon » avait été classée, à notre insu, dans une catégorie « Divers droite » déterminée par le ministère de l’intérieur. Nous avions soigneusement précisé, pourtant, sur tous les documents administratifs que nous avons dû remplir, que nous nous classions « sans étiquette ».

Mais la nuance « sans étiquette » n’existe pas pour les services de la place Beauvau.

Sans doute faut-il comprendre que notre cinquième république se méfie de l’expression d’une démocratie qu’elle prétend défendre, puisqu’elle s’obstine à classer de façon partisane des candidats aux responsabilités publiques qui récusent, à leur tout petit niveau, ce qu’est devenu le système des partis dans notre pays.

L’article 4 de notre constitution n’interdit pourtant pas que l’on s’inscrive en dehors de ces partis qui « concourent à l’expression du suffrage. »

A l’évidence, nous ne sommes pas les seuls à subir cette mésaventure.

Vous trouverez d’autres commentaires dans la presse nationale ici ou ici.

Devant le fait accompli, nous avons souhaité être rattachés à une catégorie fourre-tout, dans laquelle nous ne nous reconnaissons guère plus, mais qui a le mérite, au moins, de respecter la diversité des origines de l’ensemble des colistiers de « Destination Luchon ».

Nous vous tiendrons informés des suites données à cette procédure.

 

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Le 1er mars, Louis Ferré a tenu sa « grande » réunion publique. Lors d’une très courte allocution, il a une fois de plus répondu par la négative à ma demande de débat. Il disait jusqu’ici  attendre la constitution des listes pour se livrer à cet exercice, il racontait à qui voulait l’entendre que Destination Luchon ne se ferait pas. Il tenait là son unique stratégie…

Pris de court, il explique désormais que, « puisque nous avons débattu pendant deux années sans qu’il en sorte quelque chose, il refuse de discuter avec moi une nouvelle fois »

C’est un argument tellement stupide qu’il mérite qu’on s’y attarde…  Quel témoignage, à la fois de son mépris pour les luchonnais et de la crainte qu’un débat public et contradictoire avec moi lui inspire !

La vérité, sans fard, tient en un seul point : Il a une peur bleue de m’affronter et de se voir interpeller sur des dossiers délicats que je maitrise bien mieux que lui… et notamment, les engagements colossaux pris par la ville et qui laisseront Luchon exsangue pour un bon bout de temps, les fournisseurs non payés, les passations de commande irrégulières, etc.

Puisqu’il se défile, je poserai ces questions, document à l’appui comme d’habitude, lors d’une conférence de presse à venir. Comme d’habitude encore, il appellera les journalistes pour les menacer, comme d’habitude, il hurlera à la diffamation, comme d’habitude, il se vengera sur l’un ou l’autre mes anciens collègues qui manifestent trop ostensiblement leur espoir de mon retour à la mairie.

Aucune procédure n’a jamais été entamée envers les propos tenus sur mon blog ! Et pour cause !

A tous, je le dis, plus que trois semaines. Début avril, Louis Ferré ne sera plus pour Luchon qu’un très mauvais souvenir.

Mais cet épisode, met aussi  en lumière le comportement désolant d’un autre candidat. Je le regrette profondément. Jean-Paul Ladrix déclare maintenant que, « puisqu’il est le principal opposant à Louis Ferré, il ne va pas s’abaisser à débattre avec des outsiders »

Et il explique dans la foulée qu’il a choisi de dévoiler sa liste le plus tard possible… Et pour des raisons stratégiques ! Quelle salade! Tout Luchon sait qu’il y a eu une révolution de palais dans son équipe à cinq jours de la clôture du dépôt des listes…  Je ne lui jetterai pas la pierre, j’ai connu un épisode analogue. Mais, moi, j’ai traité mes difficultés en toute transparence devant les luchonnais

En fait, Jean-Paul Ladrix  ne veut pas se voir interpeller sur le contenu bien indigent de ses documents de campagne. Pas plus qu’il ne veut être interrogé sur les ambitions politiques du marionnettiste qui se trouve juste derrière lui. En réalité, Jean Paul Ladrix s’inquiète, lui aussi, de ce qu’un débat ne mette en lumière son immobilisme et son incapacité à porter une ambition pour notre ville.

En refusant le débat, il apporte,s’il persiste, la preuve que ce qui souvent se dit en ville est exact. Jean-Paul Ladrix, charmant dilettante, n’a pas l’envergure pour être Maire de Luchon. Et si être luchonnais, avoir un beau sourire, sont peut-être des atouts pour attirer la sympathie et les regards, une chose est certaine. Il faut aimer Luchon bien plus qu’il ne faut s’aimer soi-même, et faire passer le travail avant les loisirs pour être digne d’en être le premier magistrat. Louis Ferré et Jean-Paul Ladrix, en fuyant le débat, font la démonstration qu’ils n’en sont pas, qu’ils n’en ont jamais, été capables.

J’exhorte Jean-Paul Ladrix à revenir sur sa décision ! Nous serions la seule ville du Comminges sans débat public entre les candidats ! Pour nous, pour Destination Luchon, cela ne sera pas sans conséquence. Il nous sera difficile d’envisager une négociation entre les deux tours avec quelque équipe que ce soit dont les leaders auraient refusé de débattre devant les luchonnais. Ce serait une entorse grave à notre conception de la démocratie locale.

 

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La liste « Destination Luchon » a été complétée : Guillaume LIEPA, agent au sein des services civils de l’armée et Michèle MONNIER, Responsable d’un commerce bio ont rejoint l’équipe, comme annoncé dans notre précédent communiqué.

Retrouvez l’interview donné par Christophe AUBRON à Radio Nostalgie ici.

Deux de nos colistiers font l’objet aujourd’hui d’une enquête dont les motifs nous sont inconnus. Leur manque de transparence à l’égard de toute l’équipe de « Destination Luchon » me conduit, en cette période préélectorale, à prendre une décision rapide. Ce soir, Jacky KARNIKIAN et Narges AKAHAVAN-NIAKI ne font plus partie de la liste qui a été présentée au public le 17 février dernier.

Nous vous communiquerons dans les prochaines heures le nom des personnes appelées à les remplacer.

 

La présentation de la liste « Destination Luchon » s’est déroulée le 17 février. Retrouvez les articles et compte-rendus parus dans la Dépêche, la Gazette du Comminges et le Petit Journal en cliquant sur l’onglet « Dans la Presse »

 

 

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Au lancement de mon blog, René Rettig avait fait allusion à un de mes premiers articles… J’ai aujourd’hui l’occasion de lui rendre la pareille, en vous invitant vivement à lire le post qu’il vient de publier, sous la signature de Pierre Fourcadet.

Pourquoi ? Parce qu’il me faut le remercier de l’analyse qu’il vient de mettre en ligne. Il y aurait eu quelque chose d’indécent à ce que je rédige moi-même un tel plaidoyer en ma faveur.

Je reprends les deux tableaux qu’il utilise en illustration de son article.

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Chacun peut constater les mouvements en dents de scie de ces deux courbes. Chacun peut tout autant voir que le meilleur exercice de la période est celui réalisé en 2010. Celui durant lequel les ressources d’investissement étaient au plus haut, et les charges de fonctionnement au plus bas. Que ce mouvement avait été amorcé dès 2009. Que ces deux exercices sont ceux durant lesquels j’étais en poste à la mairie de Luchon. Que de surcroît, l’exercice 2010 aurait pu être bien meilleur, comme l’indique le mail que j’avais envoyé à Louis Ferré, et qui a été publié dans un post précédent. Et enfin, que 2010 a été l’année de Xynthia, faut-il encore le rappeler…

Louis Ferré lui-même explique qu’en 2011, rien n’a changé par rapport à 2010, hormis mon départ. Il s’en félicite. Au vu de l’inflexion négative de ces courbes dès 2011, les luchonnais, sans aucun doute, s’en félicitent beaucoup moins.

Rappelons enfin que les bilans de 2006 et de 2007, sous le mandat de René Rettig, sont nettement améliorés par les plus-values immobilières liées à la vente des « bijoux de famille » luchonnais. cf.  rapport de la chambre régionale des comptes, page 12.

Cependant, ce travail réalisé sous l’égide de René Rettig démontre que je me suis montré capable, malgré de multiples « peaux de bananes », de redresser en quelques mois une situation financière délicate. Etait-ce son intention ? A l’évidence non, puisqu’il explique dans un texte posté le même jour, contre toute attente, et contre l’évidence des chiffres, que j’ai « mis un frein aux investissements. »

C’est curieux.

René Rettig éprouverait-il des difficultés à analyser les tableaux qu’il publie lui-même dans son blog ? Me confondrait-il avec mon successeur et aurait-il déjà oublié que j’ai quitté la mairie début février 2011 ? Voudrait-il, au nom d’ambitions demeurées intactes, refuser une réalité qui lui serait désagréable ?

Peu importe, c’est éventuellement à ses colistiers de s’en préoccuper. Pour ma part, aujourd’hui, je ne bouderai pas mon plaisir. Merci, Monsieur Rettig. Merci quand même !

 

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Voici donc venu le temps des programmes.

C’est aussi celui des promesses incroyables, démultipliées par la concurrence nouvelle provoquée par le changement du mode de scrutin. Le maire sortant annonce, pour 2014, le télésiège débrayable du Céciré. C’est désormais impossible. La municipalité  actuelle n’a plus le temps matériel d’instruire ce dossier, qui fera par ailleurs l’objet d’une attention toute « particulière » des services de l’Etat. De son coté, René Rettig évoque un investisseur mystère, misant une grosse somme, quinze millions d’Euros tout de même ! … sur cet équipement thermo-ludique qui nous manque si cruellement… J’imagine déjà l’hilarité des membres du comité d’engagement de la banque qui sera sollicitée pour le financement, à Luchon, d’une telle opération.

Jusqu’alors, l’un et l’autre, le maire sortant comme le maire sorti, pouvaient divaguer et s’invectiver sans craindre d’être contredits. Je me demande, en les écoutant aujourd’hui, s’ils ont compris que ce temps est révolu.

Le premier acte d’un programme sérieux et fondateur pour Luchon tient en deux mots tout simples : Ré-inspirer Confiance.

Ré-inspirer confiance aux touristes et aux curistes, nos clients, ceux qui font vivre Luchon et ses vallées. Leurs mauvaises expériences se sont accumulées, ces dernières années. Je ne vais pas m’étendre sur la dégradation de tous les produits touristiques qui ont fait l’attractivité de la cité thermale. L’effondrement des thermes, du théâtre, du casino, la désolation du plateau de Superbagnères, la saleté de nos rues, l’incohérence de notre organisation urbaine, la tristesse de notre ville, le déclin de notre hébergement marchand, les fermetures de nos commerces, cet ennui qui suinte en saison, il nous faut tout réinventer. C’est-à-dire, en fait, nous mettre au travail.

Ré-inspirer confiance aux financeurs, aux banquiers, sans lesquels aucun projet d’envergure, public ou privé, ne sera possible. C’est dire s’il faut redresser les comptes de Luchon, comme ceux de la communauté de communes. René Rettig avait laissé dériver les charges, en comblant ponctuellement les déficits par la vente des bijoux de famille. Louis Ferré a continué de plus belle. J’ai, je crois, suffisamment montré dans ces pages sa remarquable capacité à jeter l’argent des contribuables par la fenêtre. Les premiers propos de l’équipe de « vivre Luchon » laissent craindre que ses promoteurs aient à ce jour, de sérieuses lacunes quant à la gestion financière d’une collectivité publique… Pourtant, sans un redressement rapide de nos comptes, sans une baisse significative de nos charges improductives, nous ne pourrons jamais conduire des investissements d’envergure. Parce que nous, comme nos éventuels partenaires privés, ne trouverons pas de banquier pour les financer.

Ré-inspirer confiance, puisque l’on en parle, à ces derniers, à ces partenaires, privés et publics, pour que revive enfin notre Reine des Pyrénées. René Rettig comme Louis Ferré se ridiculisent, l’un en inventant de généreux investisseurs tels les princes charmants des contes de fées électoraux, l’autre en déclinant des résultats mirifiques démentis par les faits. Mais ils discréditent tout autant nos territoires, et les gens qui y vivent, malheureusement.

Les investisseurs fuient Luchon , et cela restera tant que les hommes qui sont prétendument en charge de ses intérêts seront plus préoccupés de leur propre gloriole et de leurs mesquins petits règlements de comptes que des intérêts de nos vallées. Ils ne reviendront que s’ils sont sécurisés par un projet crédible de développement touristique, confortés par un schéma directeur ambitieux, argumenté et cohérent.

Ré-inspirer confiance, enfin, aux luchonnais, que je découvre si découragés de notre inexorable décrépitude. Les convaincre que nous pouvons renverser la tendance, en s’appuyant sur une vision claire et ambitieuse de l’avenir de notre ville et des vallées, en cohérence avec les modes de consommation touristiques actuels. L’année 1 du mandat devra être consacrée aux opérations qui ne coûteront pas un centime d’Euros à la ville, comme la relance crédible, avec un partenaire solide, de notre Casino ainsi qu’aux opérations imaginées sur le terrain de la Gare. Ainsi qu’au redressement des comptes, bien sûr, comme je l’ai indiqué. Elle devra enfin s’attacher à rebâtir cette offre touristique conforme à la demande de la clientèle que l’on n’aurait jamais dû inciter à fuir Luchon, celle des jeunes seniors, et celle des familles au pouvoir d’achat conservé. Enfin, évidemment, à préparer les tours de table et investissements à lancer les années suivantes.

Plus facile à dire qu’à faire, j’y reviendrai. Mais les déclarations actuelles de nos candidats habituels ne sont que poudre aux yeux destinée à masquer leur scandaleuse incompétence.

Je me tiens prêt à relever ce défi. Il exigera compétence, courage, et désintéressement. Seul un débat public permettra aux luchonnais de se faire une opinion objective. Et, curieusement, aucun de mes trois adversaires ne s’y est, pour l’heure, déclaré disposé.

Compétence, courage et désintéressement. Projet ambitieux, qui doit rester crédible. Tout est dit.

 

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